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Tuesday, 11 August 2026

Shafick Osman : « La majorité des activistes et des militants du Changement sont devenus eux-mêmes les plus réfractaires au gouvernement »

Dans un article d'analyse de la situation politique et sociale du moment intitulé « Après 20 mois au pouvoir – Un gouvernement sous pression face à la désillusion des Mauriciens » et publié le dimanche 9 août 2026, l'hebdomadaire mauricien 5-Plus Dimanche a donné la parole à trois observateurs : Shafick Osman, Parvèz Dookhy et Faizal Jeeroburkhan.


En voici deux extraits :

Shafick Osman, docteur en géopolitique et observateur politique, estime pour sa part que le mécontentement actuel ne s’est pas installé du jour au lendemain. «La vague de mécontentement a démarré une année de cela avec l'abolition de la pension à 60 ans. Depuis, cela s'est accéléré avec toutes les hausses de prix, et le non-respect de ce que l’Alliance du Changement avait dit pendant la campagne électorale. Parmi se trouvent la hausse du tarif d’électricité (au lieu du contraire), l’abolition de diverses allocations (ils avaient dit que rien ne sera coupé), les nominations politiques à la tête des institutions étatiques sans appels à candidature et sans comité parlementaire pour la sélection, l’augmentation des prix pétroliers (le contraire avait été promis) etc. Mais l’abolition de la pension à 60 ans a été le détonateur de ce mouvement sans doute irréversible jusqu’aux prochaines élections en 2029.»

Tout cela n’est évidemment pas sans conséquence sur la popularité et l’image du gouvernement. «La plus grande déception ne vient pas de ceux et celles qui ont voté contre l'Alliance du Changement mais bien de ceux qui en plus d’avoir voté pour le Changement ont cru à un réel changement par rapport au précédent gouvernement. Depuis un peu plus d’une année, la majorité - on peut même dire la grande majorité - des activistes et militants du Changement sont devenus eux-mêmes les plus réfractaires au gouvernement. Ce sont eux qui mettent en avant les failles et le double langage de ceux au pouvoir. En vérité, ils ont été dupés, et ce sont les plus déçus.»  

 

Friday, 10 April 2026

« Un parti ne peut pas être incarné par une seule et même personne »

Cela faisait longtemps que je n'étais pas passé sur les ondes de Radio One, mais j'ai été ravi de répondre à la requête d'Ashley Victor concernant la situation actuelle du Mouvement militant mauricien (MMM).



Saturday, 4 April 2026

« Le Dr Navin Ramgoolam a réussi, une fois encore, à diviser le MMM, et à le briser en deux »


C'est ma toute première interview pour Le Journal du dimanche, hebdomadaire mauricien (29 mars 2026). 

« Shafick Osman, docteur en géopolitique basé à Kampala, ne mâche pas ses mots. Pour lui, la nostalgie affichée par Paul Bérenger autour de l’alliance MMM-MSM-PMSD (2000-2005) relève davantage du mythe que de la réalité politique. Dans cet entretien, il décrypte les recompositions en cours, évoque les perspectives incertaines du MSM malgré une base encore solide, et analyse les zones d’ombre qui entourent la succession au sein du Parti travailliste. »

 



« L’Alliance du Changement devra oublier 2029 pour espérer rebondir en 2034. Ce sera, à mon avis, similaire à ce que Sir Anerood Jugnauth avait enduré en 1995 [...] »


« [...] il ne faut pas oublier que cette alliance MSM-MMM-PMSD de 2000-2005 a été une catastrophe politique. Elle a non seulement perdu la partielle de la circonscription no 7 en 2003, avec l’élection du néophyte Rajesh Jeetah, mais elle a aussi lourdement perdu les élections générales de 2005. Comment peut-on, dès lors, parler de réussite ? »



L'intégralité de l'interview peut être lue ici : Shafick Osman : « Le MMM peut et doit exister sans Bérenger »


Sunday, 29 March 2026

« J'ai toujours dit que Maurice est un grand pays, mais ses dirigeants nous font comprendre depuis toujours qu'on est petit ! »



Dans le cadre de cette première interview pour Top News, les thématiques abordées incluent la politique mauricienne, la situation au sein du Mouvement Militant Mauricien (MMM), la souveraineté de l'État mauricien, ainsi que la dépendance du pays à l'égard de l'étranger, pour n'en citer que quelques-unes.

Lire l'intégralité de l'interview ici : INTERVIEW – SHAFICK OSMAN, DOCTEUR EN GÉOPOLITIQUE (PARIS-SORBONNE): « UNE MAJORITÉ DE CEUX QUI ONT VOTÉ POUR L’ALLIANCE DU CHANGEMENT EN 2024 LE REGRETTENT AMÈREMENT ! »


Sunday, 8 February 2026

Réforme électorale : notre solution inclusive avec 67 circonscriptions et un élu par circonscription

Puisque la Primature a accusé réception de notre proposition de réforme électorale et nous a remerciés, nous avons décidé de la rendre publique.

Notre proposition


  1. À l'île Maurice, le nombre de circonscriptions électorales passe de 20 à 60, avec un seul membre élu par circonscription. Cette initiative s'inscrit dans une démarche proactive de lutte contre le communalisme et le castéisme, souvent observés dans les comportements électoraux, avec le choix de trois candidats par circonscription. Dans le cadre de l'optimisation des processus électoraux, il est proposé que les 60 circonscriptions soient de taille presque identique. Cela implique qu'elles devraient compter plus ou moins le même nombre d'électeurs, avec une marge d'écart de 10 à 15 %.

  2. L'analyse démographique de l'île Rodrigues révèle une augmentation significative de la population électorale. Ainsi, le nombre de circonscriptions devrait passer de une à trois, afin d'assurer une représentation adéquate des électeurs. À l'instar de l'île Maurice, il est préconisé que les trois circonscriptions aient approximativement la même taille électorale (un écart de 10 à 15 % peut être accepté).

  3. La création d'une nouvelle circonscription pour Agaléga et Saint-Brandon (Cargados Carajos). Cette circonscription devrait être la plus petite en termes de taille électorale. Cependant, les natifs, les descendants et les résidents d'Agaléga devraient pouvoir avoir leur propre voix et être représentés à l'Assemblée nationale. Depuis 2010, nous préconisons la mise en place d'une circonscription spécifique pour les habitants d'Agaléga. Dans le cadre de notre analyse, nous avons identifié que Saint-Brandon présente un contexte spécifique. En effet, les 28 îlots de Saint-Brandon sont caractérisés par la présence de travailleurs saisonniers et d'une population résidente assez significative. Ces éléments nous amènent à conclure que leur représentation au sein de l'Assemblée nationale devrait être bénéfique, tant sur le plan politique que sur le plan sociétal.

  4. Création d'une circonscription électorale pour l'archipel des Chagos et Tromelin. Nous avons demandé depuis 2019 que les Chagos disposent de leur propre circonscription électorale, car nous étions opposés à leur intégration dans l'actuelle circonscription n° 1. Les électeurs de cette nouvelle circonscription seraient les natifs, les descendants et les résidents de l'archipel des Chagos, qu'ils résident à l'île Maurice, à Agalega, aux Seychelles, à l'île de la Réunion, en Europe ou ailleurs. Quant à Tromelin, bien qu'il n'y ait actuellement aucun résident sur cette île, des dispositions devraient être prises pour cette île de la République, afin de combler une lacune constitutionnelle.

  5. Création de deux circonscriptions pour la diaspora mauricienne : une pour la diaspora en Europe et une pour la diaspora hors d'Europe, c'est-à-dire dans le reste du monde, notamment au Canada, en Australie, au Moyen-Orient, en Afrique du Sud, etc. Les électeurs inscrits de la diaspora peuvent voter dans les ambassades, hauts-commissariats et consulats de la République de Maurice à travers le monde.

Nous proposons donc 67 circonscriptions au lieu de 21, avec un seul membre élu par circonscription.


Système du meilleur perdant ou Best Loser System (BLS)


Si un système de « meilleur perdant » doit prévaloir, nous proposons deux options au BLS actuel :

Option 1 - Son remplacement par un système dans lequel les quatre meilleurs perdants (les quatre candidats non élus ayant obtenu le plus grand nombre de pourcentage de voix) dans toutes les circonscriptions de la République sont nommés membres de l'Assemblée nationale, indépendamment de leur communauté, religion, ethnicité, sexe, circonscription, etc.

Option 2 - Son remplacement par un système où les quatre meilleurs perdants sont choisis par la Commission électorale sur la base de la religion plutôt que de la communauté. Tous les candidats devraient donc déclarer leur religion le jour des déclarations de candidatures, et les candidats devraient également être autorisés à ne déclarer aucune religion. Les statistiques sur les religions sont déjà disponibles auprès de Statistics Mauritius, et elles sont mises à jour dans le recensement national tous les dix ans environ. Il n'est donc pas nécessaire de procéder à un nouveau recensement pour que cette option entre en vigueur, et nous proposons que les groupes/catégories religieux suivants soient mentionnés dans la Constitution : (a) hindouisme/hindous, (b) christianisme/chrétiens, (c) islam/musulmans, (d) bouddhisme/bouddhistes, et (e) autres religions/croyances.

 

The Birthplace of NYC Mayor Zohran Mamdani: From Kampala to the World Stage!

Dr. Shafick Osman outside the entrance gates of St. Francis Hospital Nsambya, Kampala - 21 September 2026. (c) Shafick Osman, 2026. This aft...