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Sunday, 8 February 2026

Réforme électorale : notre solution inclusive avec 67 circonscriptions et un élu par circonscription

Puisque la Primature a accusé réception de notre proposition de réforme électorale et nous a remerciés, nous avons décidé de la rendre publique.

Notre proposition


  1. À l'île Maurice, le nombre de circonscriptions électorales passe de 20 à 60, avec un seul membre élu par circonscription. Cette initiative s'inscrit dans une démarche proactive de lutte contre le communalisme et le castéisme, souvent observés dans les comportements électoraux, avec le choix de trois candidats par circonscription. Dans le cadre de l'optimisation des processus électoraux, il est proposé que les 60 circonscriptions soient de taille presque identique. Cela implique qu'elles devraient compter plus ou moins le même nombre d'électeurs, avec une marge d'écart de 10 à 15 %.

  2. L'analyse démographique de l'île Rodrigues révèle une augmentation significative de la population électorale. Ainsi, le nombre de circonscriptions devrait passer de une à trois, afin d'assurer une représentation adéquate des électeurs. À l'instar de l'île Maurice, il est préconisé que les trois circonscriptions aient approximativement la même taille électorale (un écart de 10 à 15 % peut être accepté).

  3. La création d'une nouvelle circonscription pour Agaléga et Saint-Brandon (Cargados Carajos). Cette circonscription devrait être la plus petite en termes de taille électorale. Cependant, les natifs, les descendants et les résidents d'Agaléga devraient pouvoir avoir leur propre voix et être représentés à l'Assemblée nationale. Depuis 2010, nous préconisons la mise en place d'une circonscription spécifique pour les habitants d'Agaléga. Dans le cadre de notre analyse, nous avons identifié que Saint-Brandon présente un contexte spécifique. En effet, les 28 îlots de Saint-Brandon sont caractérisés par la présence de travailleurs saisonniers et d'une population résidente assez significative. Ces éléments nous amènent à conclure que leur représentation au sein de l'Assemblée nationale devrait être bénéfique, tant sur le plan politique que sur le plan sociétal.

  4. Création d'une circonscription électorale pour l'archipel des Chagos et Tromelin. Nous avons demandé depuis 2019 que les Chagos disposent de leur propre circonscription électorale, car nous étions opposés à leur intégration dans l'actuelle circonscription n° 1. Les électeurs de cette nouvelle circonscription seraient les natifs, les descendants et les résidents de l'archipel des Chagos, qu'ils résident à l'île Maurice, à Agalega, aux Seychelles, à l'île de la Réunion, en Europe ou ailleurs. Quant à Tromelin, bien qu'il n'y ait actuellement aucun résident sur cette île, des dispositions devraient être prises pour cette île de la République, afin de combler une lacune constitutionnelle.

  5. Création de deux circonscriptions pour la diaspora mauricienne : une pour la diaspora en Europe et une pour la diaspora hors d'Europe, c'est-à-dire dans le reste du monde, notamment au Canada, en Australie, au Moyen-Orient, en Afrique du Sud, etc. Les électeurs inscrits de la diaspora peuvent voter dans les ambassades, hauts-commissariats et consulats de la République de Maurice à travers le monde.

Nous proposons donc 67 circonscriptions au lieu de 21, avec un seul membre élu par circonscription.


Système du meilleur perdant ou Best Loser System (BLS)


Si un système de « meilleur perdant » doit prévaloir, nous proposons deux options au BLS actuel :

Option 1 - Son remplacement par un système dans lequel les quatre meilleurs perdants (les quatre candidats non élus ayant obtenu le plus grand nombre de pourcentage de voix) dans toutes les circonscriptions de la République sont nommés membres de l'Assemblée nationale, indépendamment de leur communauté, religion, ethnicité, sexe, circonscription, etc.

Option 2 - Son remplacement par un système où les quatre meilleurs perdants sont choisis par la Commission électorale sur la base de la religion plutôt que de la communauté. Tous les candidats devraient donc déclarer leur religion le jour des déclarations de candidatures, et les candidats devraient également être autorisés à ne déclarer aucune religion. Les statistiques sur les religions sont déjà disponibles auprès de Statistics Mauritius, et elles sont mises à jour dans le recensement national tous les dix ans environ. Il n'est donc pas nécessaire de procéder à un nouveau recensement pour que cette option entre en vigueur, et nous proposons que les groupes/catégories religieux suivants soient mentionnés dans la Constitution : (a) hindouisme/hindous, (b) christianisme/chrétiens, (c) islam/musulmans, (d) bouddhisme/bouddhistes, et (e) autres religions/croyances.

 

Saturday, 24 January 2026

Notre participation à l'émission « Au cœur de l'info » sur les Chagos et le « nouvel ordre mondial » de Trump


Suite à l'invitation de Prem Sewpaul, nous avons participé à l'émission Au cœur de l'info, le jeudi 22 janvier 2025, en direct sur Radio Plus, avec Nando Bodha, ex-ministre des Affaires étrangères de Maurice et leader du parti politique Rassemblement mauricien.

Voici le papier en question sur le site Defimedia.info : Au Cœur de l’Info : Trump secoue l’ordre mondial, les Chagos au cœur des tensions

Friday, 13 November 2020

MBC TV : notre participation dans l'émission "Focus" sur les îles de la République de Maurice

 

(c) Mauritius Broadcasting Corporation, 2020

Nous étions invités à participer à l'émission Focus qui avait pour thème, Les îles de la République de Maurice, sur la télévision nationale mauricienne (MBC TV), le mardi 10 novembre 2020.

Du Canada, nous avons répondu aux questions du journaliste Ishwa Gunnoo via WhatsApp. Nos réponses retenues concernent principalement Rodrigues, les Chagos, Tromelin et les enjeux géopolitiques de l'État-océan mauricien de quelque 2,4 M km2 qui place le "territoire marin" de la République de Maurice parmi les plus grands au monde.

Nous avons proposé qu'une liste de jours fériés propre à Rodrigues soit établi, que l'État mauricien prenne des actions vis-à-vis de la France sur la question de Tromelin et que Maurice garde "la tête froide" en jouant les différentes cartes tant avec les puissances étrangères présentes dans la région (Inde, États-Unis, France, Chine etc.) qu'avec d'autres puissances (la Russie, par exemple) et des puissances émergentes telle la Turquie.

Nous remercions la MBC qui nous a bienveillamment fait parvenir le fichier MP4 de l'émission et que nous avons repris et posté sur YouTube avec nos interventions.

Vijay Ram de Londres est également intervenu dans l'émission où il y a eu une interview du chef-commissaire de Rodrigues, Serge Clair, ainsi que celle du président du Groupe Réfugiés Chagos, Olivier Bancoult.

Le journal télévisé en hindoustani, Samachar, de la MBC TV, avait annoncé le programme le mardi 10 novembre dernier :


Nos interventions dans Foccus, "Les îles de la République de Maurice", se situent comme suit :
  • 01'08 - 02'07 (territoires de la République de Maurice)

  • 02'22 - 03'50 (Rodrigues)

 
  • 14'33 - 16'25 (Chagos)

 
  • 48'40 - 54'44 (enjeux géopolitiques de l'État-océan mauricien)

Tuesday, 26 May 2020

Chagos : il faut que Maurice demande aux éditeurs et fabricants étrangers de modifier leurs cartes et globes également

Chagos : il faut que Maurice demande aux éditeurs et fabricants étrangers de modifier leurs cartes et globes également

By Shafick Osman*

Suite à l'annonce du Premier ministre mauricien, Pravind Jugnauth, hier, lundi 25 mai, que les Nations-Unies ont modifié leur mappemonde, le 20 février 2020, en précisant que "Mauritius" est le "administering Power" s'agissant de l'archipel des Chagos, il est à préciser que la mappemonde mentionne que, "The boundaries and names shown and the designations used on this map do not imply official endorsement or acceptance by the United Nations".

C'est une mention qui ne remet, cependant, aucunement en question la souveraineté de la République de Maurice sur les Chagos, comme mentionné dans la résolution onusienne de mai 2019 et adoptée par la très grande majorité des États-membres des Nations-Unies, le 22 mai 2019. Nous sommes ravis que l'ami Vijay Makhan, ancien secrétaire aux Affaires étrangères de Maurice, abonde dans le même sens.

Par ailleurs, deux fautes d'orthographe sont à relever dans cette mappemonde des Nations-Unies (World Map 4170 R18.1 Feb20 - the United Nations) : Agaléga ou Agalega est écrit comme, "Agaleda" et Rodrigues, comme "Rodriges".

Surveillance de la douane

Le Premier ministre mauricien, aussi ministre de l'intégrité terrritoriale et des Outer Islands, a très justement dit que Maurice a déjà demandé aux "institutions" telles que Google, Apple et World Atlas  de rectifier leurs cartes respectives mais il faut aller plus loin que cela. Les services douaniers, sous la houlette de la Mauritius Revenue Authority, doivent être très vigilants sur l'importation de cartes, mappemondes, atlas et autres globes terrestres qui mentionneraient désormais non seulement "UK" ou "BIOT" à côté des Chagos ou de Diego Garcia mais aussi "Fr" à côté de Tromelin.

L'Inde, par exemple, contrôle sévèrement cela, à ces frontières pour le Jammu et Cachemire, notemment. En janvier 2006, participant à la New Delhi World Book Fair, le responsable marketing des Éditions de l'océan Indien (EOI), s'était fait approcher par un officier indien, à la sortie de l'aéroport international Indira Gandhi, pour la vérification de ses cartons et un carton contenant des atlas des EOI avait été saisi car la frontière de l'État du Jammu et Cachemire contenait des dotted lines pour représenter l'existence d'un contentieux sur cette frontière, précision interdite de publication, en Inde.

La majorité des mappemondes indiennes, très présentes à Maurice, mentionnent toujours que les Chagos sont un territoire... britannique !

Les représentations mauriciennes, à l'étranger, ou les responsables du bureau du commerce international, à Port Louis, doivent aussi demander aux éditeurs et fabricants étrangers de changer les mentions "UK" et / ou "BIOT" concernant les Chagos ou Diego Gracia, surtout, mais aussi "Fr" s'agissant de Tromelin, dans leurs atlas, cartes, mappemondes et globes terrestes destinés à Maurice. La majorité des mappemondes indiennes, très présentes à Maurice, mentionnent toujours que les Chagos sont un territoire... britannique !

Précédents

Pour rappel, l'ancien ministre de l'Éducation James Burty David avait interdit un atlas, en 1996, une publication joliment préparée par l'université de Bordeaux III, avec le concours du Pr Singaravelou, car Tromelin était mentioné comme territoire français ! Les Éditions Le Printemps avaient dû, elles aussi, réimprimer une page de leur atlas, voici quelques années, car Tromelin avait été mentioné comme territoire français. Par ailleurs, Osman Publishing et les Éditions de l'océan Indien (depuis fin 2005, tout au moins) ont scrupuleusement respecté et ont fait toujours très attention à la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de la République de Maurice dans leurs atlas, cartes et mappemondes.

Autre anecdote sur le sujet : lors d'une réunion à la primature, en 2010 ou 2011, nous étions étonnés de voir, dans une des salles d'attente au bureau du Premier ministre, au Treasury Building, à Port Louis, une grande mappemonde avec "UK" ou "BIOT" à côté des... Chagos ! Nous avions averti Kailash Ruhee, alors Chief of Staff, à la primature, pour cette entrave majeure à l'intégrité territoriale de Maurice.

Le lendemain, ou le samedi qui suivit, S. C. Seebaluck, secrétaire auprès du conseil des ministres, et chef de la fonction publique, fit enlever toutes les cartes et mappemondes ayant ces mentions des bureaux du Premier ministre. Nous ne sommes pas courant si l'initiative avait été étendue aux autres ministères, corps parapublic et écoles, entre autres. L'école primaire publique Jules Koenig, à Beau Bassin, avait, en janvier 2011, par exemple, une immense mappemonde où "UK" ou "BIOT" était inscrit à côté des Chagos ou de Diego Garcia.

*Docteur en géopolitique (Paris-Sorbonne) et  chercheur associé à la School of International and Public Affairs, Florida International University (Miami).

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L'hebdomadaire mauricien Star a repris notre papier dans son édition du 29 mai au 4 juin 2020 (no. 1848), comme suit :




Friday, 13 December 2019

Proposition de Bancoult : le Comité Social Chagossien s'oppose au plan de relogement britannique

Week-End, 13 avril 2008

 

Proposition de Bancoult : le Comité Social Chagossien s'oppose au plan de relogement britannique



La présentation par le Leader du Groupe Réfugiés Chagos (GRC), Olivier Bancoult, d'un plan de relogement de 150 familles chagossiennes dans les îles Peros Banhos et Salomon, mardi dernier, devant des députés de la Chambre des Communes, à Londres, ne fait pas l'unanimité parmi des Chagossiens qui refuseront toujours de retourner dans leurs îles natales tant que celles-ci seraient occupées par les britanniques. À ce refus s'est ajoutée, cette semaine, l'inquiétude exprimée par le Comité Social Chagossien (CSC) de Fernand Mandarin "que la souveraineté de la République de Maurice sur les Chagos - à laquelle le CSC se dit attachée - ne soit irrémédiablement compromise par le fait que le plan de relogement prévoit de confier le développement économique des Chagos à des hommes d'affaires étrangers".

Selon Fernand Mandarin, qui a animé une conférence de presse à ce sujet, jeudi dernier, le rejet envers ce plan de relogement, piloté et baptisé par des Anglais plan Going Home, ne se limite pas qu'aux membres du CSC mais se manifeste également parmi des Chagossiens établis en Grande Bretagne elle-même et qui sont conscients de l'enjeu. Toujours selon M. Mandarin, la présentation du plan, mardi dernier, ne s'est pas déroulée tranquillement comme l'a prétendu à la presse Olivier Bancoult.

Fernand Mandarin soutient détenir des informations qu'un groupe de Chagossiens qui avait eu vent de cette présentation a insisté pour y assister aussi. D'après lui, "ce groupe de Chagossiens mené par un certain monsieur Permal finn force baraz la police ki ti pé rod empess zot rentré ek kan zot finn rantre dan la salle-là zott finn truv Olivier Bancoult avek enn certain Bashir Haulkory ki ti pé diskit avec bann biznessmen dé séki pou fer avek zott bann ziles". "A part Bancoult ek Bashir Haulkory, il n'y avait parmi ces hommes d'affaires aucun Mauricien. Ce groupe de Chagossiens a protesté contre la tenue de cette réunion où des représentants de gouvernement, même ceux du gouvernement britannique, étaient totalement absents".

"Mauriciens et Chagossiens ne travailleront plus à Diego Garcia"


Selon Fernand Mandarin, la République de Maurice doit ouvrir grand les yeux sur ce qui se trame à Londres entre Olivier Bancoult, ses hommes de loi britanniques, le gouvernement anglais, des businessmen étrangers (anglais, américains, français et autres) dans le dos du peuple mauricien. "C'est extrêmement grave. Le droit de retour de tous les Chagossiens sans distinction dans les îles des Chagos et aussi le droit des Mauriciens de remettre les pieds dans ces îles est sérieusement mis en danger. Bancoult est en train d'accepter, derrière le dos de Maurice, que seulement 150 familles chagossiennes - sur des centaines existantes en incluant leurs descendants - puissent retourner à Peros Banhos et Salomon. Il est en train de donner son accord que ces îles demeurent sous souveraineté britannique et que des hommes d'affaires étrangers y investissent dans des projets touristiques, des plantations et autres entreprises de pêche".

Selon le leader du CSC, "si dans le passé, l'existence des Chagossiens dépendait des compagnies privées mauriciennes qui faisaient la loi dans les îles, avec ce que fait Bancoult, cette fois, est pire". "Et il semblerait que ce seront les investisseurs étrangers qui vont régner, les Chagossiens ne vont pas accepter ça. Si businessmen étrangers mette l'argent dans Chagos et qui Anglais fer enn Constitution kot li garanti zot investissements dans Chagos, nou droit fini. Zot pou pran nous bann ziles net pou zot. Quand les natifs chagossiens comme moi qui sont de moins en moins nombreux seront décédés, nos enfants ne verront plus les îles de leurs ancêtres. Bann étrangers riches qui pou pran nou pays", a mis en garde Fernand Mandarin. De plus, a-t-il affirmé, le 1er novembre dernier, il a appris de la bouche d'un envoyé britannique, M. Norman, "qu'aucun Mauricien, ni aucun Chagossien, ne sera désormais employé sur la base de Diego Garcia".

Le plan de relogement, d'inspiration britannique, a d'abord fait l'objet d'une publication financée par la fondation Joseph Rowntree (également britannique). La propagande mondiale qui entoure ce plan a été confiée à une firme de relations publiques, britannique, du nom de Richard Morris. Le concepteur du plan, John Howell, un expert britannique également, préconise l'injection de Rs 1,3 milliard, soit 25 millions de livres sterlings, dont 17,5 millions de livres en dépenses consacrées au développement et 7,5 millions de livres en assistance technique.

Me. Lassémillante : "Maurice doit réagir très vite..."


Le fait que le gouvernement britannique va investir autant d'argent sans y impliquer aucunement le gouvernement de Maurice qui revendique les Chagos intrigue également le conseil légal du CSC, Me. Hervé Lassémillante. Celui-ci a encore une fois rappelé que le CSC s'était toujours opposé à ce que les Chagossiens poursuivent le gouvernement anglais devant une cour britannique parce que le CSC a toujours craint un piège anglais. "Avec la complicité d'Olivier Bancoult, ce piège anglais est en train de fonctionner à merveille. Non seulement Bancoult se présente, faussement, comme le représentant élu de la communauté chagossienne alors qu'il n'a été élu que pour diriger le Ilois Trust Fund, en plus, il renie l'île Maurice, son pays, réclame le droit des Chagos d'être traités comme territoire britannique tels St. Hélène et Gibraltar et ne pense qu'en termes d'anglais. Or, l'enjeu n'a jamais été de faire le Chagossien obtenir un petit passeport anglais, d'aller faire un tour à Londres, de rentrer à Maurice satisfait ou encore d'aller faire un petit tour en bateau aux Chagos. L'enjeu est de faire libérer les Chagos", a martelé Me. Lassémillante.

"Il était clair qu'avec l'avoue Richard Gifford qui conseille Bancoult c'était la souveraineté mauricienne qui était visée", a soutenu Me. Lassémillante. Or, a fait remarquer le conseil légal du CSC, "depuis 1965, soit depuis que la Grande Bretagne a excisé les Chagos illégalement du territoire mauricien en bafouant les résolutions des Nations unies sur la décolonisation, Londres, y compris l'ancien Premier ministre britannique Margaret Thatcher en 1992, s'est engagée à rendre les Chagos à Maurice lorsque les îles de cet archipel ne seront plus nécessaires pour la défense de l'Occident".

"Peut-on croire que si on laisse les Anglais investir Rs 1,3 milliard aux Chagos ils vont ensuite rendre l'archipel à Maurice ? Le White Paper du gouvernement britannique sur les Chagos laisse craindre l'organisation d'un référendum parmi les Chagossiens qui se sont déjà déclarés citoyens britanniques comme Bancoult", a affirmé Me. Lassémillante.

Selon le conseil légal du CSC, "face à un Chagossien en plein accord avec l'hégémonie britannique sur les Chagos comme l'est Bancoult, face à un colonisé qui est d'accord avec le retour du colonialisme britannique du 20e siècle dans l'océan Indien en plein 3e millénaire, face à une Grande Bretagne qui n'avait accordé aucune chance à sir Seewoosagur Ramgoolam de s'opposer au démantèlement de son pays en 1965, il est devenu plus qu'urgent que la République de Maurice réagisse très vite et avec détermination, sinon Maurice perdra les Chagos à jamais !".

Me. Lassémillante a souligné que "le Premier ministre a raison de parler de la nécessité de bien gérer les terres agricoles face à la crise alimentaire qui s'annonce, mais le PM doit aussi se rendre compte que les îles des Chagos recèlent de ressources énormes capables de nourrir les 1,2 millions de Mauriciens dont font intégralement partie les Chagossiens, y compris Olivier Bancoult lui-même, malgré le reniement de ses origines".

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