Wednesday, 25 December 2019

Phuket Aquarium Visit, Thailand (2 Nov. 2007)


© Shafick Osman.
Amazing Creature at the Phuket Aquarium, Thailand (2 Nov. 2007)
- Picture: © Shafick Osman

© Shafick Osman
The ReCoMaP Team with their Thai hosts admiring the original concept
(2 Nov. 2007) - Picture: © Shafick Osman.

© Shafick Osman
The ReCoMaP Team for a souvenir picture
(2 Nov. 2007) - Picture: Shafick Osman.

The ReCoMaP Team with me in :) - 2 Nov. 2007.

© Shafick Osman
Strange fish at the Phuket Aquarium, Thailand
(2 Nov. 2007) - Picture: © Shafick Osman.

Tuesday, 24 December 2019

MONOPOLE ? Une occasion unique pour démocratiser le sucre (par Mitesh K. Ramjoo)

Le Mauricien, 25 juillet 2008



MONOPOLE ? Une occasion unique pour démocratiser le sucre (par Mitesh K. Ramjoo)


Chaque année, l'industrie sucrière, à travers le Syndicat des Sucres, importe 3 000 tonnes de sucre roux et 38 000 tonnes de sucre blanc pour le marché local. Jusqu'ici, le sucre importé est subventionné à hauteur de Rs 250 millions par l'industrie sucrière (usiniers, grands et petits planteurs) pour pouvoir maintenir le prix actuel.

Une des conditions de l'accord entre l'Etat et l'industrie sucrière en décembre de l'année dernière pour la cession de 2 000 arpents de terre concernait l'augmentation du prix du sucre sur le marché local. Une décision qui vient d'être entérinée par le Conseil des ministres.

Puisque l'industrie sucrière va bientôt changer son habit de partenaire économique et social pour devenir un simple importateur/distributeur au même titre que tous les autres Mauriciens engagés dans l'import/export, on est en droit de se poser des questions :

  • Pourquoi laisser l'importation du sucre destiné au marché local entre les mains d'un monopole ?
  • N'y a-t-il pas là une opportunité pour une compétition saine entre tous les acteurs économiques susceptibles d'approvisionner notre marché ?
  • Pourquoi pas un appel d'offres ?
  • Pourquoi la STC n'importe pas elle-même le sucre ?

Notre Grand Argentier, défenseur du libre échange, se doit d'intervenir. Les membres de la Commission de démocratisation de l'économie et l'opposition ont également leur mot à dire.

Les médias, les porte-parole des sucriers ainsi que le gouvernement mettent beaucoup d'accent sur le fait que les planteurs ne peuvent plus subventionner les industriels. Ils ont raison mais ils omettent souvent de souligner que les usiniers planteurs seront les principaux bénéficiaires de cette décision car ces derniers vont économiser Rs 150 millions chaque année (l'équivalent de 300 arpents de terre agricole chaque année multiplié par 10 ans = 3 000 arpents de terre agricole, donc mille arpents de plus que les 2 000 arpents offerts à l'état sur une période de 10 ans, en prenant en considération que, d'après l'accord entre l'Etat et l'industrie sucrière, la cession de 2 000 arpents terres se fera par étapes sur une période de dix ans). Encore une fois, l'industrie sucrière sortira gagnante malgré les grands discours de nos politiques alors que c'est toute une population qui endossera le fardeau de cette augmentation. Notons, en passant, que la population sera doublement pénalisée car elle paiera non seulement son sucre plus cher mais également son soft-drink, son gâteau français et ses friandises.

Voilà pourquoi nous devons exprimer notre désaccord à toute augmentation du prix du sucre sur le marché local. Que la STC prenne ses responsabilités ou qu'on libéralise l'importation en laissant à d'autres importateurs la possibilité de jouer pleinement leur rôle dans une économie de marché.

Notre ministre des Finances ainsi que l'aspirant ministre des Finances ne nous diront sans doute pas le contraire.

Mitesh K. Ramjoo


ÉNERGIE - Je vends de l’électricité au CEB ! (par Azhagan Chenganna)

L'Express dimanche, 6 juillet 2008




ÉNERGIE - Je vends de l’électricité au CEB ! (par Azhagan Chenganna)


En milieu de semaine prochaine, le ministère des Services publics annoncera tout un arsenal de mesures dans le cadre du programme « Maurice, île durable ». Parmi les points forts de cette conférence de presse figurera en bonne place l’idée d’encourager les Mauriciens à devenir des Small Independent Power Producers (SIPP), à savoir, produire leur propre électricité à travers l’énergie éolienne domestique ou le solaire. Mieux : selon les arrangements, le surplus d’électricité produit chez soi pourra être revendu au Central Electricity Board (CEB) ! « On finalise en ce moment quelques détails techniques », indique-t-on dans les milieux officiels, et on assure que de nombreux Mauriciens se laisseront séduire par l’idée. Entre-temps, le chef ingénieur du CEB, Chavan Dabeedin, donne un aperçu des six étapes que les particuliersvont devoir franchir quand le projet sera au point. Avec à la clef, la possibilité pour les consommateurs de réduire le montant de leur facture d’électricité. À l’exemple de Sylvio Chiara, qui habite Petit-Raffray dans le Nord, et qui non seulement produit une partie de sa propre énergie mais qui, dans un avenir proche, pourra revendre de l’électricité au CEB. Voici les six étapes à suivre…


Sylvio Chiara, qui habite à Petit-Raffray,
produit sa propre électricité
grâce à des panneaux photovoltaÏques
(source : L'Express dimanche, 6 juillet 2008)


1. Contacter le CEB


D’ici début 2009, le CEB mettra à la disposition du public un grid-code. De quoi s’agit-il ? Le grid-code, c’est la bible des clients qui souhaitent produire et vendre de l’électricité. Il décrit les paramètres techniques (types de câbles, modèles de disjoncteurs, etc.), établit les check-lists et le prix auquel le CEB achètera de l’électricité auprès des producteurs individuels. À titre indicatif, les Independent Power Producers (IPP) disposent déjà d’un grid-code qui régit les termes des échanges entre eux et le CEB. Si les IPP produisent à grande échelle, un petit producteur d’électricité, aura lui, une capacité d’environ 10 kilowatts. « Un grid-code pour les Small Independent Power Producers est en cours d’élaboration. Un appel d’offres a été lancé dans ce sens, et une fois qu’un consultant sera recruté, il aura à statuer sur les tarifs et définir les aspects techniques », indique-t-on dans le milieu du CEB.

2. Acheter le matériel


Il faut savoir que, pour l’instant, investir dans une éolienne coûte moins cher qu’installer des panneaux photovoltaïques. D’autant que des unités d’assemblage des éoliennes seront en opération à Maurice (Voir ci-dessous). Un kilowatt d’énergie éolienne peut coûter Rs 80 000 alors que l’énergie photovoltaïque peut, elle, revenir à Rs 200 000 le kilowatt.

À titre d’exemple, une maison moderne consomme en moyenne 3,5 kilowatts d’électricité. Or, pour produire un kilowatt d’énergie solaire, il faut que 13 mètres carrés, soit l’équivalent de la surface d’une chambre, soient recouverts de panneaux photovoltaïques. Le petit producteur voudra, sans doute, opter pour l’installation éolienne, qui coûte moins. « Dans les deux cas, il y a un investissement de départ qui est important. Mais il faut savoir que d’année en année le prix des éoliennes et des panneaux photovoltaïques est en baisse. Et il faut compter 20 à 25 ans de durée de vie », note Chavan Dabeedin. Quid de l’esthétique ? « À la Réunion, ils ont mis au point des réglementations d’urbanisme et d’architecture pour ceux qui souhaitent construire de nouvelles maisons dotées de ces systèmes. C’est dans cette direction que Maurice pourrait aller », répond-il.

3. Verrouiller la sécurité


Une fois que l’éolienne est installée, les techniciens du CEB viendront s’assurer de la sécurité et de la qualité de l’électricité produite. Lorsque la sûreté de l’infrastructure est garantie, le client signera un contrat d’entente avec le CEB. « Il ne faudrait pas que le voisin soit affecté par cela. Par ailleurs, l’énergie produite par l’éolienne ne doit pas créer de fluctuation sur le réseau électrique. Nous voulons promouvoir un système souple et facile à mettre en place pour qu’une majorité des 330 000 clients du CEB puisse passer à l’éolien et au solaire », soutient le chef ingénieur de l’opérateur national.

4. Faire tourner les compteurs à deux voies


D’ores et déjà, les clients résidentiels réunionnais génèrent quotidiennement 5 mégawatts d’énergie éolienne et solaire sur le réseau d’EDF – soit l’équivalent de ce que consomme Rodrigues en moyenne.

À Maurice, le CEB introduira un compteur à deux voies car la clientèle utilisera à la fois l’électricité du CEB et sa propre énergie sur le réseau. « Si à la fin du mois, le meter reader trouve que le compteur du client est positif, ce dernier aura à payer le CEB. Mais si l’affichage est négatif, c’est le CEB qui paiera. Dès que l’électricité est générée, le compteur tournera à l’envers », souligne Chavan Dabeedin. Et d’ajouter qu’en « heure de pointe, le client sera autosuffisant et à d’autres heures, il pourrait revendre au CEB. Bref, il lui sera possible d’arrêter de payer son électricité, voire même d’être payé par le CEB ! ».

5. Fixer solidement en période cyclonique


Pour ce qui est des cyclones, il faut s’assurer que le système photovoltaïque est bien boulonné sur le toit. Dans le cas de l’éolienne, qui fait trois mètres de haut, le client doit vérifier qu’elle comporte un système de bascule et qu’elle peut être mise à plat,
tout en assurant la sécurité. « En période cyclonique, le réseau du CEB est off. Or, si le client est en train de produire, il y a le risque que notre technicien soit électrocuté. Tout cela a été pris en compte pour veiller à la sécurité », déclare Chavan Dabeedin.

6. Gagner sur tous les plans 


À la clef, le consommateur qui aura installé l’éolien ou le solaire pour produire son électricité sera en mesure de réduire sa facture voire d’en tirer des bénéfices. Idem s’il décide d’acheter une voiture hybride. Il chargera lui-même sa voiture à partir de l’électricité qu’il aurait fabriquée.

« Pour ce qui est du CEB, il est vrai que nous perdrons une partie de nos ventes. Mais c’est le pays tout entier qui réduira sa dépendance sur les énergies fossiles.

D’ici 2018, il faudrait que 65 % de notre production d’énergie soit renouvelable. Et avec le prix du pétrole en hausse, c’est logique que le CEB ne pourra pas garder le même tarif. Alors, le consommateur investira automatiquement dans l’éolienne », conclut Chavan Dabeedin.




Autant en emporte l’éolienne… 

 

Laurent Mamet
(source : L'Express dimanche, 6 juillet 2008)

 

Laurent Mamet (photo), directeur de la compagnie ECO, se lancera dans l’assemblage et la vente d’éoliennes. « D’ici deux mois, nous allons commencer à mettre sur le marché des éoliennes domestiques et industrielles », déclare-t-il. Pour développer l’expertise technique de son entreprise, il compte sur son partenaire sud-africain. « Nous avons un partenariat avec le groupe Kestrel et grâce à cela, nous pourrons assembler des éoliennes ici », note-t-il.

Quid de l’intérêt des Mauriciens ? À en croire Laurent Mamet, nos compatriotes seraient très intéressés. « Les études montrent que les gens sont très intéressés par cette technologie. Avant même de démarrer nos activités, nous avons déjà reçu des expressions d’intérêt et c’est un marché prometteur », confie-t-il. Laurent Mamet dispose d’une formation technique et se lancer dans l’assemblage d’éoliennes est pour lui une belle manière d’entreprendre. « Pouvoir faire du business en intégrant l’environnement c’est joindre l’utile à l’agréable. »



Abu Kasenally, ministre des Services publics :
« Nous posons les jalons de l’île Maurice de demain » 

 

Abu Kasenally, ministre des Services publics
(source : L'Express dimanche, 6 juillet 2008)


Le gouvernement pense que d’ici peu, les particuliers pourront fabriquer de l’électricité chez eux et la revendre au CEB. Quelles sont les modalités de ce projet et quelles en sont les limites ?

Les modalités de ce projet seront comme stipulées dans le budget. Cependant, on est encore à quelques mois du mode d’opération final. Nous étudions donc les possibilités pour que le système proposé respecte le réseau du CEB et les normes techniques et de sécurité.

Selon un rapport anglais, les Small IPP peuvent produire suffisamment d’électricité pour que la construction de cinq centrales nucléaires ne soit pas requise en Angleterre, et ce, rien qu’avec l’énergie solaire. Si nous appliquons le même raisonnement à Maurice, nous pourrions aller très loin dans le long terme. Dans les court et moyen termes, ce que nous faisons, c’est surtout poser les jalons pour l’île Maurice de demain.


Comment est-ce qu’un Mauricien peut devenir vendeur d’électricité ?

Il devra s’acheter des panneaux solaires ou des petites éoliennes et les installer chez lui. Quant aux investissements, tout sera une question d’envergure. Par exemple, pour les petites éoliennes, les fabricants estiment que lorsque la production de masse dé-marrera, cela coûtera en moyenne, pour 1 à1,5 kW installé, environ entre Rs 60 000 et Rs 75 000 le kW.


Et ce projet de fabrication d’électricité bénéficiera-t-il d’incitations fiscales ?

Les incitations fiscales ont été mentionnées dans le budget. Il faut donc s’attendre à ce que le gouvernement fasse tout son possible pour démarrer ce secteur. L’apport des bailleurs de fonds sera aussi important.


Dans quelle mesure la fabrication d’électricité chez soi sera-t-elle bénéfique ? Et quel impact cela aura-t-il sur la crise énergétique ?

La fabrication d’électricité chez soi sera bénéfique car elle nous permettra de diminuer notre dépendance sur les centrales. De plus, nous réduirons nos émissions de gaz à effet de serre.

En fait, c’est le début d’une ère ou le pétrole bon marché n’est plus disponible. L’énergie, on en a toujours. Il suffit de savoir où en trouver. L’important, c’est qu’on ait de l’électricité à un prix abordable et que cela permette le développement durable du pays.

Azhagan CHENGANNA


Monday, 23 December 2019

Zawiyah Baba (ex-directrice de la Bibliothèque nationale de Malaisie) : " La BN de Maurice a vraiment besoin de plus d'espace "

Le Mauricien, 26 juillet 2008




Zawiyah Baba (ex-directrice de la Bibliothique nationale de Malaisie) : " La BN de Maurice a vraiment besoin de plus d'espace "


À Maurice dans le cadre d'un séminaire qu'ils ont animé à l'intention de 160 bibliothécaires cette semaine, Zawiyah Baba, ancienne directrice de la Bibliothèque nationale (BN) de Malaisie, et Supyan Hussin, senior Research Fellow of the Institute of the Malay World and Civilization, ont eu l'occasion de visiter quelques bibliothèques de l'île. " There is need for acquisition of new technologies and training ", constate M. Hussin. S'agissant de la BN de Maurice, Mme Baba se montre catégorique : " Elle a vraiment besoin de plus d'espace pour abriter les collections. "

" It is in need of proper building to house its collection. But despite the constraints of space, they have managed to provide a good service ", estime Zawiyah Baba, qui est actuellement Principle Research Fellow à l'Institute of the Malay World and Civilization de la National University of Malaysia. Durant la semaine écoulée, les deux universitaires ont eu l'occasion de visiter le Mahatma Gandhi Institute (MGI), la Bibliothèque municipale de Quatre-Bornes, celle de Port-Louis et la Bibliothèque Carnegie de Curepipe. Les deux s'accordent à dire qu'une formation du personnel et l'acquisition de nouvelles technologies pour la préservation des documents sont nécessaires. " Les principaux concernés sont prêts à apprendre. Cela a pu se voir à travers la forte participation des bibliothécaires au séminaire qu'on a animé. Ils ont montré de l'enthousiasme ", note Mme Baba.

Lors de leur visite à la Bibliothèque Carnegie, les deux experts malaisiens ont pris connaissance d'" une collection rare : des documents manuscrits de Mahé de Labourdonnais et d'autres gouverneurs français ", affirme Houssain Rajah, directeur du Ibn Sina Academic Research Centre, qui a aidé à la venue à Maurice de M. Hussin et de Mme Baba. " Ces documents sont gardés dans un simple bookcase. Ce sont des documents qui ont beaucoup de valeur historique et qui vaudraient des millions en Europe. They are getting worn out specially with the humidity of Curepipe ", ajoute-t-il. Pour Zawiyah Baba, " they should be treated and deacidified so to make sure they don't deteriorate any further ". Elle dit avoir constaté que les bibliothèques qu'elle a visitées sont " toujours en train de se servir de catalogues ".

Préservation numérique


Le MGI a fait part aux deux visiteurs de la difficulté rencontrée à numériser leurs ouvrages en langues orientales. " Il existe un logiciel pour cela. L'Unesco dispose de Digital Library Software. L'institut peut contacter l'Unesco et avoir de la formation dans ce domaine gratuitement ", ont-ils répondu.

Supyan Hussin dit avoir travaillé dans un projet long de neuf ans en Malaisie sur la préservation numérique du patrimoine intellectuel de son pays. " We look especially for indigenous information, owned by the local people that have not been localised and also the work and knowledge of the local people. And then, we put them in digital format and in database for other people to have access to them ". Si auparavant, indique M. Hussin, les Malaisiens ne pouvaient avoir accès aux documents rares, aujourd'hui, c'est désormais possible par le biais d'un site internet, qui est gratuit. Supyan Hussin est d'avis qu'un projet similaire peut être réalisé ici. " Maurice doit commencer par voir ce que les autres pays ont fait pour se rattraper ".

Toutefois, il reconnaît qu'un des défis majeurs pour la modernisation des bibliothèques de Maurice est le coût que cela implique. La solution, pour lui, est de sensibiliser les policy makers " to make them understand the value of local knowledge " et ensuite voter un budget pour cela. " Une fois que la politique sera là, le projet durera et bénéficiera aux Mauriciens pour longtemps ". Il s'agit par ailleurs d'identifier des personnes compétentes dans le domaine qui pourraient " mener à bien le projet et le faire perdurer ".

Ce qui est coûteux dans le projet, ajoute Supyan Hussin, ce sont les équipements de préservation des documents. " Cela dépend de la quantité de documents que vous voulez préserver. Mais vous pouvez commencer par en préserver une petite quantité ". Les connaissances techniques et technologiques pour gérer le programme sont tout aussi importantes, d'où la nécessité de former les personnes concernées.

Interrogé quant à une aide technique de sa part dans la modernisation des bibliothèques à Maurice, M. Hussin estime que c'est tout à fait réalisable. " Nous pouvons former le personnel des bibliothèques. Et, si le gouvernement, les ministres mauriciens comprennent l'importance d'un tel projet, nous pouvons avoir un échange entre le gouvernement de Malaisie et celui de Maurice afin d'échanger nos expertises. It would be a win-win situation. We too, for our case-studying work, can learn how people are working in other countries ".

Buste de sir Kher Jagatsingh à Beau Bassin - Ramgoolam : " Nous sommes assis sur les épaules de géants "

Le Mauricien, 26 juillet 2008

 

Buste de sir Kher Jagatsingh à Beau Bassin - Ramgoolam : " Nous sommes assis sur les épaules de géants "


" Nous sommes assis sur les épaules de géants ", a lancé, cette semaine, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, lors de la cérémonie organisée en vue du dévoilement d'un buste de Kher Jagatsingh à la Place des taxis en face du poste de police de Beau-Bassin.

Le Premier ministre a rendu hommage à cet autodidacte, né à Amritsar en Inde, qui est arrivé à Maurice à l'âge de 3 ans, qui devait devenir un des piliers du Parti travailliste, et celui qui a jeté les bases de l'éducation moderne voulue par sir Seewoosagur Ramgoolam.

Le Premier ministre a raconté comment Kher Jagatsingh était certain que le candidat travailliste Forget allait remporter les élections à Beau-Bassin contre Kœnig. Comme il était convaincu qu'il avait été élu, il devait délaisser sa circonscription dans l'après-midi pour aller soutenir Forget. Malheureusement, tant Jagatsingh que Forget devaient perdre les élections dans leurs circonscriptions respectives, preuve, a dit Navin Ramgoolam, qu'on n'abandonne jamais sa circonscription avant la fermeture des bureaux de vote.

James Burty David, connu dans les milieux politiques comme un fervent disciple de Kher Jagatsingh, décédé en juillet 1985, a présenté ce dernier comme un homme de conviction qui avait accordé un soutien sans faille au Parti travailliste. Il a aussi rappelé que SKJ lui avait accordé pendant tout le temps qu'il a été président de Parti travailliste un soutien inconditionnel. Pour M. David, " la mort est un défi de la vie parce qu'elle nous fait prendre conscience de notre condition et que nous sommes sur terre pour donner un sens à notre existence et à la vie des autres ". Il a rappelé comment certaines personnes, grâce à leurs actions, transforment la vie des autres et aident à construire une vie meilleure, a-t-il poursuivi.

Lady Jagatsingh a, pour sa part, rappelé les réalisations de sir Kher au point qu'à un moment, il était considéré comme le dauphin de SSR.

URBANISATION - HIGHLANDS PROJECT : rencontre des stakeholders

Vue sur la région de Highlands qui sera urbanisée
(source : Le Mauricien, 26 juillet 2008)

 

Le Mauricien, 26 juillet 2008



URBANISATION - HIGHLANDS PROJECT : rencontre des stakeholders


Dans le cadre de la mise en œuvre du Highlands Project, une réunion avec les stakeholders est prévue le 29 juillet prochain, de 9h à midi, au Swami Vivekananda International Convention Centre, Pailles. L'objectif fixé est de passer en revue les grandes facettes du projet, de susciter une prise de conscience et de répondre aux questions des partenaires.

Ce projet, qui a pour promoteur la State Land Development Company (SLDC), s'étend sur une superficie de 1 060 hectares et prévoit la construction d'une ville intégrée, avec zones de services et d'entreprises.

Compte tenu de la position géographique de Highlands, au centre du pays, ce projet pourrait répondre aux aspirations et aux besoins d'une ville globale, avec des infrastructures internationales de classe permettant aux entrepreneurs et aux investisseurs de mener des affaires à Maurice. Le projet comprend les volets suivants : industrie de la connaissance ; espaces bureaux ; zones résidentielles ; bureaux pour services gouvernementaux ; institutions éducatives ; services médicaux ; facilités de loisirs et attractions touristiques. Des facilités infrastructurelles seront proposées à ceux qui habitent ou travaillent à Highlands. En outre, des complexes de logement, des espaces verts, des jardins et des shopping malls sont prévus.

" Highlands Project will integrate the knowledge based service industries along with the finest educational and vocational institutions to support the future demands from the growth sectors ", souligne la brochure de présentation de ce projet. La ville de Highlands, une fois achevée, a pour ambition de devenir une icône régionale et un development hub, favorisant une liaison avec l'Asie, l'Afrique et l'Europe.

La SLDC réalisera ce projet conjointement avec le secteur privé et a retenu les services de Risk and Infrastructure Solutions Ltd, une compagnie subsidiaire de CRISIL, en tant que transaction adviser pour s'occuper du processus de procurement.

Rappelons que le projet Highlands est évoqué dans le Budget 2008-2009. " Pour bâtir une Ile Maurice moderne et attirante, nous avons besoin de world class cities ", disait alors le ministre des Finances, Rama Sithanen. A cet effet, il avait dit que la construction de la ville de Highlands nécessitera des investissements de Rs 100 milliards. Un conseiller financier, faisait ressortir M. Sithanen, travaillait déjà à la validation de l'étude de faisabilité initiale de ce projet et à la préparation des appels d'offres portant sur la sélection d'un master developer. " Les composantes de ce projet sont : un complexe de state of art office, des résidences et des bureaux de world class, de développements sociaux, un inland waterfront, des espaces pour des activités de loisirs, le tourisme vert, des hôtels, des bâtiments gouvernementaux… ", ajoutait M. Sithanen.

National Security Committee - Port et aéroport : des mesures de contrôle strictes adoptées

Le Mauricien, 26 juillet 2008




National Security Committee - Port et aéroport : des mesures de contrôle strictes adoptées



Une vue du port et des portiques (source : Le Mauricien, 26 juillet 2008)



Le National Security Committee pour le port et l'aéroport sous la présidence du secrétaire aux Affaires intérieures, Raj Maudhoo, a formulé de nouvelles recommandations en vue de renforcer le contrôle et la surveillance à ces deux points stratégiques. Hier matin, le commissaire de police, Dhun Iswur Rampersad, et D. Suntah au nom du directeur général de la Mauritius Ports Authority (MPA), ont ainsi procédé à la signature d'un Memorandum of Understanding (MoU) portant sur la gestion des caméras de surveillance (CCTV) installées et couvrant l'intégralité de l'enceinte du port. Pour ce qui est de l'aéroport, les autorités ont mis en place un système de coopération étroite entre les membres de la Mauritius Revenue Authority (Customs) et ceux du Passport and Immigration Office.

Le MoU entre la police et la MPA est venu apporter un nouvel encadrement de coopération avec la mise en opération depuis ce mois-ci de tout un réseau de caméras de surveillance dans le port. Ainsi, le rôle et les responsabilités de la police et de la MPA ont été définis et répartis, avec tout le volet du monitoring des caméras de CCTV confié à la police et à la National Coast Guard (NCG).

Par ailleurs, les autorités ambitionnent d'instituer une Security Unit dans le port. Ce projet avait été évoqué récemment à l'Assemblée nationale par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui a soutenu que " in future, a Security Unit will be set up by the Mauritius Port Authority and which will be called upon to assist the police in controlling the movement of people and vehicles inside the Port security limits. This Security Unit will be undertaking regular patrols to detect and deter unlawful acts with the assistance of the police ".

Toujours dans le cadre de ce rehaussement du niveau de surveillance et de sécurité dans la région du port, le National Maritime and Harbour Security Committee préconise que " all units namely regular police, National Coast Guard, CID, Anti-Drug and Smuggling Unit, Customs and other Marine agencies work in close collaboration with one another ". Les cinq entrance/exit gates donnant accès aux infrastructures dans le port sont gérées et contrôlées conjointement par des officiers de police et de la douane 24 heures sur 24.

"La situation à Rodrigues a également été passée en revue [...] à ce titre, un X-Ray Scanner pour un meilleur contrôle des bagages et autres colis sera installé à l'aéroport de Plaine-Corail en attendant la mise en place d'autres mesures"

Au niveau de l'aéroport, " MRA Customs has been connected to the Passport and Immigration Office Database " en vue d'assurer un monitoring plus systématique des mouvements et présences suspects. Le National Civil Aviation Security Committee s'appuie également sur un " CCTV Surveillance System that has been installed to provide an efficient and reliable management tools to monitor operations ".

La situation à Rodrigues a également été passée en revue lors de ces instances, dont la principale mission est d'assurer la sécurité. A ce titre, un X-Ray Scanner pour un meilleur contrôle des bagages et autres colis sera installé à l'aéroport de Plaine-Corail en attendant la mise en place d'autres mesures.

La NCG, qui devra être dotée en avril 2009 d'un patrouilleur rapide, don des États-Unis, sera appelée à assurer une présence plus pondérante dans les eaux territoriales. Le gouvernement met actuellement la dernière main au dossier pour l'acquisition d'un offshore patrol vessel avec le financement du gouvernement indien.

L'une des missions de la NCG, selon les recommandations du National Maritime and Harbour Security Committee, est d'effectuer des " searches on vessels upon reasonable suspicion and also performs stop and search whilst performing lagoon, coastal and offshore patrol ".

Préservation numérique - Supyan Hussin : " Accès plus facile et ouverture sur le monde "

Le Mauricien, 30 juillet 2008




Préservation numérique - Supyan Hussin : " Accès plus facile et ouverture sur le monde "


Le Senior Research Fellow de l'Institute of the Malay World and Civilization (ATMA), Supyan Hussin, a présenté un exposé la semaine dernière intitulé Digital preservation of heritage of the Malay World and Civilization. Selon M. Supyan, outre d'assurer la préservation du patrimoine documentaire, l'intérêt de la numérisation est aussi de rendre son accès plus systématique et facile à travers le monde.

Le Pr Supyan Hussin s'adressait à une large assistance de bibliothécaires dans le cadre d'un séminaire organisé par la Bibliothèque Nationale en collaboration avec le Ibn Sina Academic Research Centre. M. Hussin devait souligner que les collections numériques et les bibliothèques numériques sont deux choses différentes. Les collections numériques sont des contenus bruts alors qu'une bibliothèque numérique vient rendre vivants ces contenus en les rendant entièrement accessibles, utilisables pour compléter un travail de recherche et en les mettant à la disposition de plusieurs communautés.

L'ATMA, de la National University of Malaysia, gère une collection importante de documents de recherche. Ayant constaté une demande croissante pour des recherches en ligne sur le monde malais, l'ATMA a développé treize bases de données sur le patrimoine local de la Malaisie. Ces bases de données sont aujourd'hui disponibles sur le site www.malaycivilization.com et sont considérées comme constituant une base importante pour le développement d'une bibliothèque numérique.

Selon le Pr Hussin, avec l'avènement des nouvelles technologies informatiques, les modes de recherches ont évolué. Des visites physiques dans des bibliothèques spécifiques, l'on fait aujourd'hui des visites virtuelles sur des sites web. Et, contrairement à ce qui se pratiquait dans le passé, les chercheurs, aujourd'hui, ne sont plus contraints à se déplacer aussi souvent pour faire des recherches. L'accès aux documents est plus rapide et facile, aidant la personne à économiser du temps et le coût du transport. Toutefois, fait ressortir le Pr Hussin, l'aspect le plus important de ce type de documentation est qu'il met à la disposition du public les informations et les documents les plus récents. " Researchers can communicate with other researchers and exchange data and documents using e-mail or file transfer protocol facilities via the Internet ".

Il n'y a jamais eu une base de données concernant l'étude du monde malais. C'est ainsi qu'ATMA a décidé de combler ce manque, selon M. Hussin. " It aims to fulfill the needs of students, scholars and researches, the experienced and the novices, interested in the Malay world ".

Dictionnaire de proverbes


L'une des bases de données développées par l'ATMA sur le monde est le Digital Malay Proverbs Dictionary, une première dans le monde malais, selon le Pr Hussin. L'ATMA a pu recueillir environ 20 000 proverbes de 50 ouvrages sur des proverbes malais. " Traditionnellement, la difficulté surgit quand les lecteurs ne savent pas quel est le proverbe le plus approprié à être utilisé dans un contexte précis. Ils doivent alors parcourir chaque page d'un livre de proverbes et cela peut être frustrant. D'autres veulent savoir s'il existe d'autres proverbes ayant un même sens et ils doivent là encore passer du temps à lire le livre en entier, ce qui rend la recherche difficile ".

Le dictionnaire numérique développé par l'ATMA comprenait 19 790 à la fin de 2001. Il tient compte des besoins des chercheurs en leur donnant la possibilité de taper un mot-clé en malais ou de choisir une catégorie de proverbes. Le système localise alors les proverbes les plus appropriés par rapport à la recherche. L'utilisateur du site peut aussi chercher des proverbes en tapant une phrase ou un thème dans la boîte de recherche ou alors consulter le dictionnaire en ordre alphabétique.

Les proverbes sont classés en plusieurs catégories : ceux formant une phrase, ceux en deux-mots, ceux comprenant des expressions folkloriques, ceux dressant des observations sur la vie quotidienne et ceux avec des phrases métaphoriques. Ces proverbes, selon le Pr Hussin, font partie des traditions orales de la littérature malaisienne. " These proverbs carry historical meanings. They connote the socio psychological make-up of the Malay people and depict the social and economic activities of the Malay community ".

Baba malay


Une autre base de données numérique a été créée sur le chinese baba poetry, poèmes écrits en baba malay avec beaucoup de mots empruntés de la langue chinoise. De tels poèmes, selon M. Hussin, représentent un " chapitre unique dans l'histoire de la littérature malaisienne moderne, comportant des valeurs culturelles, intellectuelles, littéraires et sociales à travers la description de la vie et des modes de pensées de la Chinese Baba Community et leurs relations avec les Malaisiens ". Pourtant, indique-t-il, le développement de ce genre littéraire a été ignoré jusqu'à aujourd'hui, si ce n'est, au mieux, traité comme littérature marginale dans la société malaisienne.  

" Such literature was considered lacking in literary prestige in comparison with its counterparts written in Malay by Malay authors ". L'une des raisons les plus évidentes pour le Pr Hussin est que " it was never easy to gain access to these materials, scattered all over the world, the British Library in London being the largest repository. That has prompted us not only to document, but also to bring them together from various individual and institutional collections ". La disponibilité de ces documents en ligne peut désormais être un outil pratique pour des recherches sur ce sujet. Une démarche que l'on pourrait adopter et adapter pour le développement de la langue créole à Maurice.

Sunday, 22 December 2019

Mohamad Vayid : le leadership, qualité majeure dans la gestion d'entreprise

Le Mauricien, février 2008 (date exacte inconnue)



Mohamad Vayid : le leadership, qualité majeure dans la gestion d'entreprise


L'Association of Training Professionals (ATP), en collaboration avec le Regional Training Centre, a tenu à Réduit hier un séminaire sur les leadership skills dans la gestion d'entreprise et le développement de carrière.

Intervenant sur ce sujet, Mohamad Vayid, président du National Economic and Social Council et Managing Director de Strategic Management Consultants Ltd, s'est exprimé sur les caractéristiques et qualités que doit posséder un bon leader. Un bon leadership, dit-il, est une des " priorités majeures dans les différents secteurs d'activités " à Maurice.

Le séminaire d'hier au Regional Training Centre de Réduit est le premier d'une série organisée par l'ATP pour le développement des compétences dans les entreprises. Parmi les participants, on relevait des représentants d'Air Mauritius et de la JR School, entre autres, pour écouter les conseils de M. Vayid. Selon ce dernier, avoir de bonnes qualités de leadership pour une bonne gouvernance est une notion qui devrait être adoptée par toutes les institutions, du privé comme du public.

Mohamad Vayid a élaboré sur le rôle d'un bon leader. Celui-ci, dit-il, se doit de définir ses objectifs afin de les exposer à ses employés pour que ces derniers aient une vision claire du but à atteindre. " Il doit savoir exprimer clairement ses ambitions et ses projets à son équipe ". Pour M. Vayid, un bon leader doit savoir gérer son audience, innover, assurer une bonne coordination et agir comme guide pour ses employés. " Si son équipe lui fait aveuglément confiance, le leader est certain qu'il accomplira ses objectifs. Créer un climat de confiance au sein de la société et motiver les troupes produit toujours de meilleurs résultats ".

Le travail de prise de conscience est primordial, et il est tout aussi important de connaître ses propres valeurs, ses limites et ses capacités. " Le meneur doit avant tout se connaître lui-même en tant qu'individu, en tant que citoyen de son pays et en tant qu'employé de la société où il travaille ". Assumer ses responsabilités et répondre à l'appel en situation de crise sont des principes de leadership à suivre, selon M. Vayid. " Les leaders doivent aussi être de bons encadreurs et formateurs, pour préparer de futurs leaders ". La transmission de la connaissance, de l'expérience et du savoir-faire assure la bonne gouvernance au sein de l'entreprise.

Autre point abordé durant le séminaire : " Il faut respecter un code moral, une éthique. Un leader se doit d'observer les principes fondamentaux de la moralité afin d'être respecté dans son travail. " L'empathie est également un atout pour un bon meneur. " Être à l'écoute et se montrer compréhensif est fortement appréciable ". Mohamad Vayid estime qu'un leader doit néanmoins " avoir le courage de prendre des décisions difficiles, même si cela le rend impopulaire ". " Il ne faut pas succomber à la tentation de vouloir devenir populaire et chercher à plaire à tout le monde. À la longue, les employés vont reconnaître que vous avez été juste et ferme ". Pour l'intervenant, savoir se détacher est nécessaire, tout en conservant des relations cordiales et diplomatiques avec les employés. Il affirme que " l'important est de savoir se faire respecter et ne pas avoir à aucun moment à hausser le ton pour se faire entendre ". La personnalité, le charisme et la diplomatie assurent le respect.

Manuels scolaires locaux : Rs 50 millions de chiffres d'affaires annuel

Le Mauricien, février 2008 (date exacte inconnue)



Manuels scolaires locaux : Rs 50 millions de chiffres d'affaires annuel


La récente polémique autour de deux manuels de français pour les Form IV et V portant la signature de deux auteurs mauriciens révèle une industrie des manuels locaux en pleine expansion. Les leaders dans la vente du livre indiquent que les auteurs mauriciens occupent 30 à 40% de parts du marché. La vente de livres d'auteurs mauriciens rapporte annuellement quelque Rs 50 millions.

Au niveau du secondaire, les enseignants d'anglais et de français favorisent aujourd'hui les concepteurs mauriciens de manuels scolaires. " Les auteurs mauriciens prennent en considération l'environnement social, culturel et économique dans lequel évoluent les élèves et leurs textes sont beaucoup plus intéressants et faciles à exploiter qu'un texte axé sur une tempête de neige ou sur un voyage en train ", note une enseignante du collège Eden, cela pour expliquer pour l'intérêt que suscitent ces manuels contextualisés.

Selon le répertoire de la Bibliothèque nationale, 27 manuels pour l'anglais et 23 titres pour le français ont été publiés durant la période 2002-2007, à l'intention des élèves du secondaire. Des enseignants mauriciens ont aussi produit des manuels pour les langues orientales et, graduellement, pour quelques matières autres que les langues, telles les mathématiques, l'économie et la chimie.

Marché porteur


Le marché des manuels locaux se développe à une grande vitesse et le business est florissant. Ce ne sont pas les responsables des deux principales maisons d'édition qui diront le contraire. " C'est vrai que cela rapporte mais nous avons aussi des coûts. C'est un marché très porteur ", reconnaît Devanand Dewkurun, General Manager des Editions de l'Ocean Indien (EOI), où l'on est favorable à une promotion accrue de la production locale et de la créativité mauricienne dans ce domaine. " C'est dans l'intérêt de l'apprenant et de l'éducation en général ", soutiennent les responsables.

Les EOI (compagnie appartenant à l'Etat) et les Editions Le Printemps (du privé) sont les deux seuls concurrents dans le domaine de l'édition de manuels scolaires à Maurice et ces deux opérateurs sont aussi les deux principaux distributeurs de manuels scolaires locaux et importés dans le pays. Les deux concurrents affirment, chacun de son côté, détenir la plus grosse part de marché. " Plus de 50% du marché ", se contentent-ils de répondre sans vouloir donner de chiffres plus précis. " Il y a une compétition très ouverte mais nous avons des assises. Nous pouvons dire que nous sommes les meilleurs en termes de prix et de qualité ", clame le General Manager de EOI. Aux ELP également, on met l'accent sur le rapport qualité-prix.

" Bon filon "


Mais quelle est l'importance des ouvrages mauriciens sur ce marché des manuels ? " Dans l'ensemble la vente des manuels est déjà un big business et les auteurs locaux occupent 30 à 40% de ce marché. Le chiffre d'affaires de cette production locale s'élève à environ Rs 50 M ", révèle un professionnel dans le secteur de la publication et de la distribution.

Si l'apport des manuels locaux aide à une meilleure compréhension du programme d'études, le marché hélas donne lieu à quelques abus, faute d'un mécanisme de contrôle de la part de l'Etat " Certains ont découvert là un bon filon pour se faire de l'argent et balancent n'importe quoi aux étudiants mauriciens ", reconnaît l'auteur d'un manuel d'anglais. Il y a le cas de ces personnes qui, sans états d'âme, proposent des collections de past exams papers de SC et de HSC, sur la couverture desquelles elle ajoutent leurs noms, les récupérant à leur compte. Et ces booklets de question papers sont mis en vente dans les librairies à travers l'île à pas moins de Rs 200 ! Irrité par l'ampleur de cette pratique illégale à Maurice, Cambridge International Examinations avait dépêché chez nous il y a quelques mois une délégation pour rappeler à l'ordre les librairies à ce sujet.

Ils sont nombreux les enseignants à fustiger le ministère de l'Education pour l'absence d'un contrôle sur la qualité des manuels locaux. À l'exception des livres qui sont recommandés officiellement le ministère ne connaît pas l'existence de cette centaine de manuels locaux qui sont en vente soit en librairie ou qui sont commercialisés par l'intermédiaire des enseignants à l'école. En effet, le ministère de l'Education n'a aucun répertoire contenant les titres des manuels d'auteurs mauriciens publiés ces vingt dernières années. Il est bon de savoir que les panels de sélection des manuels pour toutes les matières au secondaire siègent chaque deux ans et se basent sur les propositions faites par les maisons d'édition pour faire leur recommandations. " Le ministère de l'Education nous informe officiellement que le panel de sélection va siéger et nous demande de lui communiquer nos propositions pour chacune des matières. Nous ne privilégions pas tel ou tel auteur, nous communiquons tous les titres que nous publions " affirme le Marketing Manager des EOI. " Les éditeurs ne font par partie du panel ", souligne-t-il.

Des enseignants et des parents dénoncent aussi la pratique des rééditions fréquentes des manuels locaux, ce qui oblige l'élève à acheter un nouvel exemplaire, alors que leurs auteurs, constatent-ils souvent, n'apportent que des " modifications mineures " à leurs ouvrages. " C'est un véritable abus de la part des auteurs dont les manuels sont très prisés. Ils ont trouvé là une astuce pour se faire de l'argent. Les éditeurs ne doivent pas être complices de cette pratique ", tonnent certains parents.

Regulatory Body


Des enseignants aussi bien que quelques auteurs sont favorables à la création d'une structure sous la responsabilité de l'Education nationale pour assurer un contrôle de la qualité des manuels produits localement. " Aucun nouveau livre ne devrait aller sur le marché sans ce Regulatory Body. Une manière aussi de mettre un frein à tout ce scandale qui prévaut au niveau du CPE. Ce comité devrait aussi analyser également les ouvrages réédités pour voir si on ne bluff pas les parents ", est d'avis une enseignante du secondaire.

Les deux maisons d'éditions affirment pour leur part que les ouvrages publiés par elles passent par des procédures très rigoureuses dans le but justement de veiller à la qualité et au respect des normes internationales. Leurs responsables donnent la garantie que tout manuscrit proposé passe d'abord par un comité de lecture qui est composé de professionnels du livre mais aussi d'experts du sujet de l'ouvrage. La décision de publier ou non le manuscrit dépend des conclusions de ces professionnels.



Des commissions en jeu…



Des manuels rédigés par des auteurs mauriciens sont régulièrement utilisés pour les leçons particulières. Les auteurs de ces manuels accordent, selon les instituteurs, des commissions variant entre Rs 25 et Rs 75 par matière. Un parent d'élève débourse, apprenons-nous, une somme allant de Rs 600 à Rs 1 300 par an pour l'achat de ces manuels.

Pour les leçons particulières, le ministère de l'Éducation, reconnaissent les instituteurs, ne prescrit aucun manuel pour l'enseignement de l'anglais, du français, des mathématiques, des sciences et de l'histoire/géographie aux élèves des standards IV, V et VI. " Ce sont bien les instituteurs qui choisissent les manuels préparés par des auteurs mauriciens ", déclare Sameer Maudarbocus, instituteur affecté à l'école Maharishi Dayanand Saraswati de Bois-Chéri. Il affirme avoir déjà travaillé avec les manuels publiés par Callychurn et DV Chetty mais a, cette fois, opté pour ceux rédigés par Boolauck. " Les manuels de Boolauck sont plus aérés. Ils sont up to date, avec moins d'erreurs. L'impression est sans reproche. " De son point de vue, les versions révisées des autres manuels sont " mem zafer. " Selon lui, les élèves qui prennent des leçons, une vingtaine, dit-il, déboursent quelque Rs 700 annuellement pour l'achat des manuels. " Nous percevons des commissions sur la vente des manuels. Mais il ne faut pas penser qu'elles vont dans ma poche. Je les utilise pour soutenir ceux qui éprouvent des difficultés financières pour payer les manuels. "

" Nous étudions d'abord le contenu ", enchaîne un instituteur responsable d'une section de Standard VI dans une école primaire de Quatre-Bornes. " Nous regardons aussi si les manuels contiennent suffisamment d'espace pour que l'élève puisse compléter son travail. " L'instituteur, dit-il, s'assure que les manuels soient réactualisés en fonction du cursus scolaire. " L'auteur remet une copie des manuels aux instituteurs pour voir si les élèves ont le niveau nécessaire. Après quoi, nous passons notre commande. " Les auteurs préparent les manuels, ajoute-t-il, pour différents niveaux. " C'est normal ! Les élèves de toutes les écoles n'ont pas les mêmes capacités. "

Cet instituteur indique que ses élèves sont d'un bon niveau et qu'il leur " recommande les manuels de Nirsimooloo. " Dans sa classe, dit-il, il y a 40 élèves pour les leçons particulières. Annuellement, ajoute-t-il, une moyenne de cinq manuels - sans compter les test papers - est utilisée. Selon lui, les parents devront trouver environ Rs 1 300 pour l'achat de ces manuels. " Il y a des instituteurs qui exigent le paiement dès que les manuels sont remis aux élèves. D'autres accordent jusqu'à un trimestre pour récupérer cet argent. " Il souligne que les auteurs offrent une commission aux instituteurs pour la vente des manuels. Elle varie, dit-il, entre Rs 25 et Rs 75 par manuel. " Je ne prends pas les commissions ; je préfère vendre les livres aux élèves à un prix raisonnable. "

" Nous prenons des manuels d'après les aptitudes de l'élève ", souligne un autre instituteur affecté dans une des quatre écoles primaires de Goodlands. Il affirme qu'il y a des manuels qui sont très avancés pour ses élèves. " Il y a des années où nous avons des élèves qui ont un niveau excellent. " L'achat des manuels additionnels, dit-il, coûte beaucoup aux parents qui sont économiquement faibles. " Chez nous un parent débourse en moyenne Rs 600. Certains d'entre eux ne parviennent pas à me payer. Mo perdi dan pos. " Il fait ressortir que dans sa classe de 40 élèves, seulement 20 prennent les leçons particulières. Dix de ceux qui sont avec lui ont un autre instituteur. " Ces élèves achètent d'autres manuels et leurs parents devront trouver de l'argent additionnel. " Les parents ne sont pas satisfaits si pour les leçons on utilise les mêmes manuels, dit-il.

Business lucratif


B.S, instituteur dans un établissement de l'Est, dit participer à la rédaction des manuels pour les upper classes du primaire. " Nous saisissons les programmes scolaires prescrits par le ministère de l'Éducation pour préparer nos manuels. Ensuite, nous envoyons un modèle dans les écoles pour obtenir le feedback avant d'aller sous presse. Nous n'hésitons pas à apporter des améliorations. " Il indique que quelque 1 500 manuels sont imprimés en novembre/décembre pour être disponibles à la rentrée scolaire. Dans son école, les élèves déboursent en moyenne Rs 600 pour l'achat des manuels supplémentaires.

Un instituteur d'une école primaire de l'Ouest dit préférer pour ses élèves les manuels de DV Chetty. " C'est vrai que j'obtiens une commission de 20 % sur la vente des manuels. C'est vrai aussi que je les accorde aux élèves qui n'ont pas les moyens de payer pour les livres. " Il ajoute que certains élèves ne parviennent pas à régler le montant de Rs 600 annuellement et que " je dois tirer de ma poche de l'argent à remettre à l'auteur des manuels. " Tous ces propos sont partagés par d'autres instituteurs. " C'est devenu un phénomène habituel. Quand on commence à donner les leçons, des parents viennent volontairement vers nous pour demander s'il y a des livres additionnels à acheter. " Selon eux, la conception de manuels pour le primaire prendra encore de l'ampleur dans les années à venir. Des instituteurs qui ont travaillé dans des Star Schools, affirment-ils, et qui ont formé de bons éléments pour le collège Royal ou le Queen Elizabeth College (QEC), ont l'intention de se lancer dans la production de manuels scolaires pour le primaire. " La publication des manuels deviendra un business lucratif à l'avenir. Il y aura une rude concurrence ", estiment-ils.




TÉMOIGNAGE - Meeta Chundunsing :
" Les élèves et les profs sont les premiers juges "




Nombreux sont les pédagogues mauriciens, en service ou à la retraite, qui ont leur nom sur un ou plusieurs manuels scolaires. Certains ont obtenu la notoriété grâce une demande régulière de leur ouvrage, tandis que d'autres demeurent toujours dans l'ombre. Mais comment devient-on auteur de manuel ? Meeta Chundunsing, enseignante au collège New Devton, relate son expérience.

Enseignante de français, Meeta Chundunsing éprouvait, il y a une quinzaine d'années, dans l'établissement de la capitale où elle travaillait alors, de sérieuses difficultés à répondre aux besoins spécifiques de ses élèves de Form V, cela en raison d'un manque de variété en matière de manuels. Elle jugeait que ceux qu'elle trouvait n'étaient pas adaptés à certains niveaux de compétence des apprenants.

Souhaitant trouver le matériel le plus adapté à ses élèves, Meeta Chundunsing rend au MIE, espérant être orienté vers un manuel correspondant à ses besoins. " Là-bas on m'a répondu "Nous n'avons rien à vous offrir en plus que ce existe déjà sur le marché". Mon matériel, il allait falloir que je le crée ". C'est ainsi qu'elle commença à imaginer son propre matériel pédagogique, dans le but de permettre à ses élèves de mieux aborder le programme de français. Au fil des mois, sa collection personnelle, comprenant des exercices de compréhension, de traduction et de rédaction, proposés en classe, s'épaissit. L'enseignante constate que ses efforts donnent des résultats encourageants et, par prudence, elle décide de le faire tester par d'autres enseignants travaillant dans des collèges d'Etat et privés. Il était surtout important pour elle de savoir si ses propositions correspondaient bien aux objectifs du programme d'études. Son travail est apprécié par plusieurs collègues et cela lui donne alors l'envie d'aller plus loin dans sa démarche. Elle prend le pari de produire un manuel à l'intention des élèves de la Form V et se consacre à la réalisation de son projet pendant deux ans.

" Un travail de longue haleine. J'avais déjà beaucoup puisé dans les économies de la famille pendant la préparation du manuscrit et je n'avais pas le droit de les priver davantage. L'étape la plus difficile était de trouver un imprimeur à moins cher ", raconte l'enseignante. Contre toute attente, West Print accepta de publier son manuscrit et ne lui réclama rien avant la vente des premiers exemplaires de l'ouvrage. Mme Chundunsing a les larmes aux yeux lorsque l'imprimeur lui remet le premier exemplaire de Réussir en Français (Niveau 5). " J'avais 1 000 copies sur les bras et j'ai donné environ 300 en cadeau au début, pour faire le marketing du livre ", raconte l'auteure.

Après Réussir en Français (Niveau 5) paru en 1997 et réédité à trois reprises, Meeta Chundunsing propose depuis l'année dernière Réussir en Français (Niveau 4) et, à la fin du mois, elle présentera son dernier titre : Réussir en Verbe.

Même si son premier manuel est utilisé depuis plusieurs années dans un bon nombre de collèges privés et d'Etat, ce n'est que maintenant que le ministère de l'Education en reconnaît l'existence en le proposant sur la liste officielle des recommended textbooks pour 2008. " I am pleasantly surprised ", dit l'auteur, tout en ne manquant pas de souligner que " ce sont les élèves et les profs qui sont les premiers juges " de son travail.

Meeta Chundunsing admet que le marché des manuels scolaires donne lieu aujourd'hui à une compétion parmi les auteurs locaux. " C'est vrai que c'est un bon filon pour certains. Un auteur ne peut pas dire que son livre est meilleur qu'un autre parce qu'il est le plus vendu sur le marché. C'est l'indécence à son apogée s'il le dit ".

Le siège du secrétariat de la World Bhojpuri Conference à Maurice

Le Mauricien, février 2008 (date exacte inconnue)




MSDTF - Le siège du secrétariat de la World Bhojpuri Conference à Maurice


Maurice, qui a participé à la World Bhojpuri Conference, du 3 au 6 octobre dernier en Inde, a été choisie comme siège du secrétariat de cette organisation. C'est ce qu'a annoncé à la presse hier après-midi le président de la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation (MSDTF), Somduth Dulthumun, qui était à la tête de la délégation mauricienne, forte de 38 personnes.

" Nous étions la délégation la plus importante de cette conférence, qui a réuni des délégués d'une quinzaine de pays en sus de l'Inde, pays hôte ", indique M. Dulthumun. L'ouverture de cette conférence, qui s'est déroulée à la Banaras Hindu University, Vanarasi, dans l'État d'Uttar Pradesh, a été effectuée par le haut commissaire de Maurice à New Delhi, Mukeshwar Choonee.

A l'issue de la conférence, les délégués se sont rendus sur le site au bord du Gange où Goswami Tulsidas a écrit sa version du Ramayana. Un des moments forts de cette sortie, selon M. Dulthumun, a été la visite d'un immense temple de deux étages érigé sur le site. Toute la surface des murs intérieurs est recouverte du texte de Goswami Tulsidas.

Le chef de la délégation mauricienne s'est réjoui d'annoncer que deux des décisions prises concernent directement Maurice. Outre celle de confier le secrétariat de la WBC à Maurice, il a été décidé que la prochaine conférence se tiendra chez nous l'année prochaine. par ailleurs, poursuit M. Dulthumun, suite à une motion inscrite en son nom, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a également été désigné "Patron" de la WBC.

Abordant un autre volet de sa rencontre avec la presse, hier, Somduth Dulthumun a indiqué que jusqu'à samedi prochain, les 250 temples de la MSDTF accueillent des dévots pour neuf jours de prières à l'occasion de Durga Nawmi [...]

Selon M. Dulthumun, il y a une autre version qui est donnée à Durga Nawmi suivi de Vijay Dakshini. Ainsi, dit-il, afin d'avoir toute l'énergie requise pour libérer Sita des griffes de Rawan, Ram a prié pendant neuf jours avant de savourer sa victoire le dixième jour. Dans le passé, le Vijay Dakshini n'était pas célébré sur une grande échelle à Maurice. Mais ces dernières années sa célébration a pris de l'ampleur dans tous les temples de l'île.

[...] La majorité des dévots se rendent à Mon-Choisy, Belle-Mare, Flic-en-Flac et Blue-Bay pour cela, précise Somduth Dulthumun. Ce dernier a profité de l'occasion pour rappeler aux fidèles qu'ils ne doivent pas immerger leurs statuettes à Grand-Bassin, car il faut le faire dans de l'eau courante et non dans de l'eau stagnante.

Pour la fête Divali, qui sera célébrée le 9 novembre, le président de la MSDTF a annoncé que son organisation est train d'organiser une compétition de Hanuman Chalisa Chanting. Les organisateurs s'attendent à la participation d'une cinquantaine de groupes. Les préliminaires se tiendront sur une base régionale, et la finale aura lieu au siège de la fédération à la rue Justice, Port-Louis.

The Birthplace of NYC Mayor Zohran Mamdani: From Kampala to the World Stage!

Dr. Shafick Osman outside the entrance gates of St. Francis Hospital Nsambya, Kampala - 21 September 2026. (c) Shafick Osman, 2026. This aft...